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4.1 La route du sel

Une reconstitution historique de la Route du Sel a traversé il y a quelques années les montagnes des Alpes du Sud, de Nice à Cuneo. Le sel était un  produit vital pour l’économie à dominante pastorale de l’ancien Etat de Savoie, et plus particulièrement pour sa province niçoise. Aux besoins traditionnels de la montagne, son commerce associait les produits de la mer et du moyen-pays méditerranéen. Les chemins du sel était ainsi en effet les mêmes que ceux des transhumances, menant chaque été les troupeaux de la Provence et de l'Italie vers les pâturages des alpes voisines. Outre l'élevage ovin et la production fromagère, le sel entrait aussi dans la production des salaisons. A base d'olive, porc ou poisson, elles étaient l'une des grandes ressources économiques de toute la région. Par sa grande diffusion et ses multiples usages, le sel était enfin une véritable monnaie d'échange pour l’ensemble des productions agricoles et artisanales de la montagne méridionale des Alpes.  
 
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Nice & Savoie : une civilisation du sel ? Le commerce du sel semble avoir occupé une place éminente, voire même dominante, dans l'économie des Alpes du Sud. L’activité économique de leur capitale régionale offre une illustration exemplaire de cette situation. Le sel entre ainsi pour l’essentiel dans les importations qui transitent par le port franc de Nice, avec 28% du total, auquel il faut ajouter les poissons séchés, morue ou stockfish, dont la part s’élève à 24%; à comparer au blé, avec 20%, ou au verre, avec 8%. A côté des huiles, qui dominent largement les exportations, les principales productions locales sont des marchandises qui font appel à l’emploi du sel, olives, fromages, poissons et charcuteries. On ne recense ainsi à Nice, en 1752, que 10 magasins de marchands drapiers, 26 de soie et d'étoffes et 6 de quincaillerie.

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