Bioarchive

FRAGRANCES 4 : FLORICULTURE & PARFUMERIE (2)

TAGGIA & L’USINE GIOVANELLI (1920). La brève période de l’entre-guerre va voir un réel essor d’une parfumerie industrielle moderne. La création d’une usine de dimension notable est ainsi attestée pour la première fois à Taggia dans les années 1920, avec la mention de «La première fabrique italienne de matière première pour la parfumerie, la savonnerie et la pharmacie Giovanelli & C.». Selon son promoteur, cette initiative était portée par la conviction que la Riviera italienne avait les qualités nécessaires pour s’affranchir des productions de la parfumerie française. La distillation s’y pratiquait déjà, des essais avaient eu lieu sur la flore spontanée et Taggia était alors l’un des principaux centres de production florale avec la culture de la violette.
Ill. Rivista Italiana Essenze e Profumi 1921
+ (More) «La fabrique était équipée pour l’extraction par solvant (fleurs délicates : violettes, jasmin, genêt), la préparation des absolues et des concrètes par concentration à l’aide de pompes hydropneumatiques, la distillation à la vapeur et alcoolique. La capacité était si grande que la firme pouvait traiter 1000 tonnes de roses sans préjudice aux autres productions. (…) Elle effectuait aussi l'extraction par enfleurage.» Cette initiative n’aurait toutefois pas trouvé de débouchés auprès des parfumeurs italiens, et il semble que Giovanelli ait dû exporter l’essentiel de sa production, ce que dénonce l’auteur qui stigmatise l’intrusion des parfums synthétiques et regrette le temps de Catherine de Médicis où la suprématie des parfumeurs italiens était incontestée. Il est effectivement attesté que des initiatives de développement d’une industrie de la parfumerie de synthèse existaient alors, en France et en Italie. *Source: Guido Rovesti, Milano, Gennaio 1921, Anno III, n.1 (scritto promozionale relativo alla prima fabbrica italiana di materie prime per la profumeria e saponeria e farmaceutica Giovannelli & C. di Taggia, Porto Maurizio: con immagini illustrative e riferimenti all'avv. Fedele Jemma, di Roma, con studio a Taggia; al prefetto di Porto Maurizio comm. Cotta, ad Alfredo Giovannelli De Noris, Domenico Nuvoloni, prof. Allegri, Raffaele De Carolis, ing. Arrigo (sindaco di Taggia), avv. Volonterio, avv. Martinelli, Giacomo Gandolfi, L. Vitale della Subinaghi, rag. Rossetto, Alphonse Karr, Ludwig Winter, Nizza, Costa Azzurra, Mortola, Ventimiglia, R. Pavesi, l'antica Tabia ora Taggia, … con alcune immagini della distilleria, prospetti o panoramiche e fasi di lavorazione, con anche visibili alambicchi e una batteria mobile per la distillazione in montagna.

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