Bioarchive

FRAGRANCES 4: FLORICULTURE & PARFUMERIE 1

SANREMO & LA FLORICULTURE. Les tentatives de modernisation de la parfumerie initiées avant la 1ère guerre dans la région ligure font l’objet d’un constat d’échec au début des années 1920. En cause, le manque de matière première, malgré l’utilisation de la flore indigène (comme la lavande ou le thym) et l’essor de la floriculture qui avait nourri de grands espoirs. Les plantes cultivées pour les fleurs coupées ne contiennent en effet que peu d’éléments aromatiques, à part les roses Brunner et de Mai et quelques variétés d’œillets. On ne recensait ainsi qu’une petite centaine d’hectares de plantes à parfum dans la province d’Imperia, et (en 1927) 13 distilleries employant 4I ouvriers, donc une activité qui demeurait essentiellement artisanale. Le développement de la parfumerie industrielle allait alors connaître une nouvelle impulsion, comme dans l’ensemble de la péninsule italienne.
Ill. Sanremo 1926 : Couverture de la Revue Profumi Italici éditée à Sanremo
+ (More) VAGLIASINDI Gustavo 1920. La coltura ed il commercio dei fiori in Riviera, Le Vie d’Italia, 1920, pag. 199-206. Link: http://openstoria.it/tag/violette
*Gustavo VAGLIASINDI est le directeur de la chaire ambulante d'agriculture de San-Remo «C’est bien peu de chose, comparé à ce que ça pourrait être ou ce que ça devrait être. Il s’agit principalement de fleurs spontanées ou de plantes cultivées pour d’autres buts (…) et sans réelle importance économique …/… Depuis longtemps, on exporte en France, à Nice, Grasse et Cannes». L’insuccès dû au refus des fabriques d’acheter la rose de mai est tel que tous les agriculteurs veulent les arracher mais ne savent pas quoi replanter, dans l’ignorance des besoins futurs des parfumeurs. L’auteur rappelle les mesures d’incitation financière et la facilité de mettre en culture des plantes à parfums dans les oliveraies en friche. Vagliasindi cite outre les roses, les fleurs d’oranger les violettes, les feuilles d’eucalyptus et l’acacia, ainsi qu’une tentative de valorisation d’œillets pour la parfumerie, mais dont le prix de vente couvrait à peine la main d’œuvre pour la cueillette et la distillation de la lavande (essentiellement sauvage) dont il note la présence dans les montagnes proches de la frontière. Une quarantaine d’alambics à feu direct y étaient en fonction au début du 20 ème siècle rappelle-t-il.
* Chiunque, durante la stagione invernale percorra le campagne della Riviera — anche solo in ferrovia, o, meglio ancora, in auto – non può a meno di rimanere attratto e colpito dallo spettacolo meraviglioso e sorprendente che offrono le coltivazioni floreali, sviluppate e in produzione in pieno inverno, in piena terra e in pien'aria. La Riviera è nota per la sua Colonia Forestiera, per le sue Stazioni Climatiche invernali ed estive, per suo olio, per la tradizione marinara della gente ligure: è poco nota per le sue coltivazioni floreali che hanno ormai un primato agrario ed economico in tutta la regione estrema e maggiormente lo estenderanno e imporranno presto, con l'avvento dell'industria dei profumi naturali. Oggi la destinazione principale e preminente dei fiori è per il commercio di esportazione jemale dei fiori freschi recisi. Oggi e da alcuni decenni, malgrado la poca conoscenza che, sino a pochi anni or sono, si aveva della importanza agraria ed economica delle coltivazioni floreali e del commercio di esportazione anche nelle sfere ufficiali.
+ (More) BIBLIOGRAPHIE
*RIVISTA AGRICOLTURA LIGURE (octobre 1922). «Toutes les zones de Sanremo situées en pied de colline sont indiquées pour la culture du jasmin. (…) on pourrait cultiver des plantes aromatiques, médicinales ou pour la liqueur sur des terrains incultes ou abandonnés, ou encore dans les oliveraies.»
*RUATTI Giuseppe (1929). L’economia floreale della Liguria, pp.81sq. «Il est nécessaire d’obtenir plus encore de la culture des plantes aromatiques et médicinales, ce qui découlera de l’intensification, en particulier de la lavande, du thym, de la mélisse, de la camomille, de la menthe, de l’origan, et en instituant des cultures nouvelles comme la belladone, la digitale, la jusquiame, et le pavot –dont il a été démontré que les quantités d’opium sont similaires à celles obtenues en orient, la teneur en morphine arrive même à 17% et les graines contiennent de 40 à 50% d’huile-, de pyrèthre et de stramoine. Mais il faudra aussi augmenter le travail du myrte, de la sauge sclarée, vu le patrimoine de plantes officinales, à essence et médicamenteuses que possède la province, et qui attendent une meilleure valorisation. »
*STACCHINI, Paolo, DONTE, Vincenzo Guido, GARIBBO, Giovanni. 1934. La provincia di Imperia. Consiglio provinciale dell’economia corporativa, Imperia.

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