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Fragrances 4: fascisme & parfumerie (2)

LA FEDERATION INDUSTRIELLE DE LA CHIMIE. Les progrès de la chimie ont joué un rôle majeur dans la naissance de la parfumerie moderne. Dès 1890, les procédés d'extraction à l'aide de solvants volatils se généralisèrent notamment à Grasse pour la rose, le jasmin, la jonquille, le réséda ou la tubéreuse. Ce procédé permet une transformation des matières aromatiques en une substance solide appelée concrète. Il a aussi connu une grande extension en Italie, là encore sous l'influence des industries chimiques regroupées par la suite sous l’impulsion du fascisme, sous la dénomination de Federazione Nazionale Fascista degli Industriali dei Prodotti Chimici.
En savoir + (more) L'extraction par solvant consiste à dissoudre l’essence des fleurs dans un solvant non miscible avec l'eau afin de séparer la phase organique contenant le composé à extraire de la phase aqueuse. Cette technique fait intervenir trois étapes, lavages, extraction et purification. Les appareils extracteurs sont des autoclaves de grande capacité. Ils reçoivent deux ou trois paniers de toile métallique remplis de fleurs qui infusent dans un solvant. Le solvant circule d'un extracteur à l'autre et lave les fleurs plusieurs fois pendant une durée d'environ six heures. Comme dans une machine à laver, les fleurs sont placées dans un tambour horizontal dont la rotation favorise le contact avec le solvant. Ainsi, l'essence parfumée et la cire que contiennent les fleurs sont dissoutes. Après évaporation du solvant on obtient une sorte de gâteau coloré dont l'aspect solide lui a valu la dénomination d'essence "concrète". Cette concrète est un mélange de cires inodores et des constituants odorants de la plante. Son traitement par de l'alcool éthylique permet de séparer ces deux parties, puisque pratiquement seuls les constituants odorants sont solubles dans l'alcool. On agite la concrète avec de l'alcool absolu dans des "batteuses-valseuses". L'alcool dissout le parfum mais pas les cires, et pour retirer ces dernières, le mélange est placé à une température de -15° ce qui les solidifie. Après filtrage, on se trouve en présence d'un mélange alcool-extrait odorant que l'on concentre par distillation sous vide. L'alcool est récupéré pour servir à de nouvelles fabrications. Le résidu de la distillation est un extrait très condensé appelé "absolue". A côté des fleurs, on traite aussi par les solvants volatils nombre de produits végétaux secs comme des lichens, des gommes ou des résines, et l'on obtient alors des produits nommés "résinoïdes" qui sont surtout utilisés dans la réalisation de compositions destinées à parfumer les savons. Source : http://tout-savoir-sur-le-parfum.e-monsite.com/pages/methode-naturelle/extraction-par-solvant.html
 
Ill. Les industriels de la chimie en 1896 autour du fondateur Stanislao Cannizaro dont la découverte de la dismutation des aldéhydes aromatiques porte le nom
En savoir + (more) Cannizzaro aveva scoperto la reazione di dismutazione delle aldeidi aromatiche che porta il suo nome, e ne aveva tratto una notorietà internazionale con una serie di note inviate alla rivista «Annalen der Chemie und Pharmacie», diretta dall’onnipresente Liebig. Dopo l’Unità, nell’autunno del 1861 Cannizzaro si trasferì a Palermo, e la storia della chimica italiana cominciò ad assumere un carattere più corale e meno episodico. Si trattò della costruzione di una scuola nazionale di chimica, di cui furono promotori infaticabili lo stesso Cannizzaro e il suo precoce e prediletto allievo Emanuele Paternò (1847-1935). dall’entrata in guerra dell’Italia nel maggio 1915, Le ricerche usuali furono in gran parte abbandonate, molti si dedicarono a indagini sugli aggressivi chimici, sia per la difesa, sia per l’offesa. Nell’Istituto di chimica farmaceutica dell’Università di Napoli, diretto da Arnaldo Piutti (1857-1928) furono prodotte 236 tonnellate di cloropicrina, un lacrimogeno. Altri parteciparono alla ricerca di materie prime e di risorse da impegnare nello sforzo bellico. Nel maggio 1914 i chimici avevano unificato le loro organizzazioni sindacali in un unico ente, l’Unione laureati in chimica. I dirigenti della comunità dei chimici italiani si allinearono all’estrema destra prima dell’ottobre 1922. Un grosso volume dal titolo La chimica in Italia fu pubblicato nel 1938 a cura di Parravano, in occasione del decimo Congresso internazionale di chimica pura e applicata tenuto a Roma nel maggio di quell’anno. In questo volume, i maggiori esponenti della comunità dei chimici garantivano a Benito Mussolini e al regime fascista che tutto andava per il meglio, in ogni singolo comparto dell’industria chimica. Il Manifesto della razza era stato pubblicato il 14 luglio 1938 e gli scienziati di origine ebraica espulsi dalle università. Link: http://www.treccani.it/enciclopedia/la-chimica-tra-scienza-e-tecnologia_%28Il-Contributo-italiano-alla-storia-del-Pensiero:-Scienze%29/
 
Ill. La Federazione Industriali Chimici devenue Federazione Nazionale Fascista degli Industriali dei Prodotti Chimici.
+ (more) La chimica italiana nel XX secolo
Il rapporto scienza, industria e fascismo: tra propaganda, autarchismo e dilettantismo. La chimica applicata assolve durante il regime a un ruolo particolare. Sia perché l’industria chimica italiana si sviluppa, anche grazie all’intervento dello stato interessato alla produzione autarchica. Sia perché i chimici aderiscono pressoché in massa e, spesso, con gran convinzione al regime. Certo i chimici non sono gli unici scienziati italiani ad appoggiare il fascismo. Ma tra quelle scientifiche è forse la comunità più numerosa (Pietro Greco 2016 Rivista del Centro Studi Città della Scienza).

 

 

 

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